Une petite contrariété professionnellement orchestrée par moi-même, avec sermon en bonne et due forme devant des grands dadais qui ricanent les épaules voûtées, l'âme un peu perdue, la relation en berne "et si on aime bien se faire engueuler en fait ?".
Bah oui, c'est vrai. Si vous aimez bien vous faire engueuler parce qu'en fait, se faire engueuler, quand on ne sait pas/plus demander des câlins, c'est quand même encore un peu demander de l'attention, de la relation... finalement, ils ont bien réussi à me faire sortir, squatter dix minutes l'abri-bus et prendre le temps de discuter...
J'aurais préféré que tout cela finisse devant un chocolat chaud et une partie de cartes, ou une petite parlée.
Par contre, l'autre grande gigue du soir, c'est devant une bouteille de vodka qu'elle a failli me faire atterrir. Et là, ça ne passe pas. La colère gronde du soir au matin. Et ce matin, c'est bien un café arrangé qui accompagnerait volontiers mon réveil cynique.
Ouh tidiou de mordebleu comme n'auraient pas dit mes ancêtres. Vraiment, la gogolitude adolescente, même quand elle est concon, elle me ferait presque marrer. Mais l'arrogance adulte, sûre de son bon droit, de sa rectitude morale, sa fierté à sortir des poncifs et à mettre à genoux des enfants déjà à genoux, ça me fout le moral en l'air, ça me flingue.
Oulàlà ça m'énerve.
Ouh ça me fout hors de moi. ça pourrait même me donner envie de noyer mon désespoir dans la vodka.
Mais comme je me shoote au millepertuis et que je suis remontée à bloc, j'ai plutôt envie d'ouvrir les portes et de laisser s'envoler l'enfance sauvage.
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